Cette deuxième semaine a commencé très fort avec l'un des événements de cette édition, le concert de Grace Jones. Dans un Miles Davis Hall ultra comble, nous avons eut droit a un superbe show de la
part de l'icone du dico. Même si musicalement j'ai pas trouvé ça super, il faut reconnaître que le spectacle valait le détour. Light-show impressionant, lasers, ventilateurs, confetis, changement
de constume presque à chaque chanson, c'était vraiment beau à voir.

En ce dimanche 12 juillet, l'Auditorium Stravinsky accueillait le meilleur du blues puisque c'est ce soir là que s'y produisait BB King. En première partie nous avons pu apprécier Susan Tedeschi,
un de mes grands coup de coeur du festival. Une voix superbe et un jeu de guitare qui n'a rien à envier au maître qui se produisait après elle. Puis BB King est arrivé sur scène. Un vieil homme,
avec quelque difficultés à se déplacer, mais une fois installé et sa guitare entre les mains, on se rend compte que la voix et l'énergie sont toujours là. Un superbe concert avec tout les standards
qu'on aurait pu souhaiter de sa part, sans compter une Jam Session en fin de soirée avec entre autre, Susan Tedeschi, Grace Jones, George Benson, George Duke, Claude Nobs et comme souvent, une
petite apparition de Quincy Jones.
Cette soirée ci n'avait pas une grand cohérence au niveau programmation, mais on a quand même pu y vivre quelques bon moments. Le premier groupe, Ayekoo, se compose d'un dizaine de percussionnistes
africains. Je ne suis pas fan de "world music" mais il faut reconnaître que c'était très impressionnant et que ça passait très bien. La courte durée du concert était un bonne chose, ça aurait pu
devenir lassant à la longue. Je passe sur le second concert sans intérêt pour passer à Marianne Faithfull. Malgré deux ou trois morceaux sympas, j'ai trouvé le concert très monotone et je suis un
peu passé à travers...

Encore une légende sur la scène du Miles, puisque John Scofield est venu s'y produire avec son groupe. Le guitariste, qui a notemment collaboré avec Davis, Mingus, Corea, Hancock, etc... nous a
livré un superbe concert avec d'excellent musiciens, entre Blues et Jazz, vraiment un très bon moment.
La soirée a continué avec le McCoy Tyner Trio (pianiste de Coltrane entre autre) accompagné par Bill Frisell. J'ai été pas mal déçu par ce concert un peu trop conventionnel à mon gout malgré
quelques bons thèmes. On a terminé en beauté avec le groupe de Chucho Valdes qui nous a fait passé un très bon moment au son de Cuba.
Le mercredi était sans doute la soirée que j'attendait le plus et je vous dis tout de suite que je n'ai pas été déçu ! En première partie, nous avons eut droit à un très beau moment avec Scott
Mattew qui nous a livré un set tout en simplicité et en émotion. C'était visible qu'il était heureux d'être là, et les morceaux de l'album donnent très bien en live également, un très beau
moment.
Puis vint l'événement de la soirée, Anthony And The Johnsons. Quelle claque ! Evidemment il y a cette voix, cette émotion, marque de fabrique du groupe, et qui se manifeste encore plus sur scène.
Les arrangements pour orchestre sont somptueux, et la setlist très bien choisie. On peut regretter la courte durée du concert et le fait qu'il n'y ait eut aucun rappel, mais se fut un concert
somptueux, un des meilleurs du festival.
Dur de comparer cette soirée avec celle de la veille vu les deux magnifiques concerts qu'on a pu y voir. Pour commencer, Allen Toussaint nous a servi un bon moment de pur Jazz New Orleans.
Accompagné uniquement par son piano et quelques percussions, il nous a offert quelques bon standards pour un moment bien sympatique même si ca traînait un peu en longueur.
En deuxième partie, la scène du Miles accueillait Madeleine Peyroux nouvelle coqueluche canadienne des amteurs de Jazz-Blues. Sans dire que ça casse des briques, ce fut un concert agréable avec pas
mal de reprise Gainsbourg, Cohen, Dylan, etc... Un bon moment.
Je passe sur le set de Daniel Powter, assez affilgent....
Avant dernière soirée, avec un première partie, un concert en l'honneur d'Esjborn Svensson donné par un groupe de Jazzmen (et women) suédois tous venu du label ACT, avec notemment Nils Landgren au
trombone et Jan Lundgren au piano. Sans doute le meilleur concert de Jazz de la quinzaine, et de loin. Du jazz typiquement suédois, mélodieux, accessible, plein de subtilité et d'émotion. Beau tout
simplement. On a également pu sentir énormement d'émotion chez les membres du groupe lorsqu'ils évoquaient la mémoire de Svensson, génial pianiste et star du label ACT. Un excellent moment.
Pour finir la soirée, Jeff Beck et venu faire sonner sa guitare sur la scène du Miles. N'étant pas grand fan des solos à outrance, j'ai eut du mal à rester à fond dans le concert jusqu'à la fin,
mais c'était tout de même un grand show, avec les sonorités typiques de Jeff Beck, une musique pleine d'influences.
Alors que tout le festival avait les yeux tourné vers l'auditorium Stravinsky pour le double concert de Prince, le Miles Davis Hall accueillait un soirée éléctro. Simian Disco Mobil, Yuksek et
Birdy Nam Nam se sont produits pour fêter dignement la dernière soirée de cette 43ème édition. N'étant pas friant de ce genre de musique, je ne me prononcerai pas sur la qualité des différents
groupes, mais il y avait une sacrée ambiance et cette soirée nous a permis de terminer le festival en beauté.
Une excellente édition avec beaucoup de très beaux moments et quelques découvertes. On attend déjà avec impatience le programme de l'année prochaine et surtout le début du Montreux Jazz Festival
2010. En attendant, on pourra apprécier quelques extraits de concerts sur
http://www.liveatmontreux.ch
A l'année prochaine !