Mardi 31 mars 2009
Deuxième soirée au Cully Jazz, et contrairement à la soirée de samedi, je m'attendais plus ou moins à ce qui allait se passer même si les deux concerts que j'ai vu ont dépassé toutes mes espérances. Contrairement à samedi, j'ai pas galéré pour trouver un parking, et contrairement à samedi je suis arrivé à l'heure et je n'ai pas raté le début du concert. Peut être que mercredi j'aurai même le temps de boire un verre avant de rentrer dans le chapiteau.



En première partie de soirée, nous avons eut droit à un trio suisse composé de la pianiste balloise Vera Kappeler et de deux musiciens romands bien connus du Cully Jazz, Simon Gerber et Lionel Friedli respectivement à la basse et à la batterie. Cette pianiste à été conseillée à la programmatrice du festival par Malcomm Braff, et après ce concert on comprend pourquoi tant la virtuosité et la créativité de la balloise se rappochent de celles du maître brésilien. Voguant entre le jazz, le blues voire le classique contemporain, cette musique bourrée d'influences de tous bords nous a permis de passer un excellent moment. Un concert aérien, intimiste et tout en sincérité qui n'a malheureusement pas été apprécié à sa juste valeur par une partie du public du chapiteau qui s'est permi de causer et de faire du boucan et c'était assez détestable. D'accord cette musique n'était pas forcément accessible, d'accord ils étaient venus pour Sophie Hunger, mais ils auraient au moins pu faire preuve de respect envers les artistes et envers les spectateurs qui suivaient le concert, dont je faisais partie. En résumé, une très bonne découverte, je vous reparlerai sans doute de la version CD sous peu.



Après une demi-heure d'entracte, la scène du chapiteau à vu débarquer la star de la soirée (n'ayons pas peur de le dire) et coqueluche de la musique suisse Sophie Hunger. Dans un chapiteau plein à craquer, surchauffé et devant un public entièrement acquis à sa cause, la zurichoise accompagnée de ses cinq excellents musiciens nous a offert un concert magistral. Alternant les ambiances intimistes, avec quelques moments magiques piano-trombone-voix, et les version plus énergique, elles nous a servi avec brio une bonne partie de son dernier album Monday's Ghost (ça tombe bien, on était lundi, huhu) ainsi que quelques morceaux du prochain album, qui a l'air d'être à la hauteur des deux autres, plus quelques reprises notamment une superbe version de  "Le vent l'emportera" de Noir Désir. Evidemment on a retrouvé les ambiances et les superbes morceaux de l'album, et les versions live ont été servies avec une émotion toute particulière notamment due à la voix superbe de Sophie Hunger et aux arrangements amené par les quatre musiciens (le trombone amène vraiment un son très beau). A noter la venue d'Erik Truffaz sur un rappel, et un moment incroyable ou la belle et ses musicos se sont assis sur le bord de la scène pour jouer sans sono devant un public médusé et dans un silence religieux, un moment magique.

Presque deux heures de concerts, un public chauffé à blanc, une ambiance incroyable, un groupe détendu et plein d'humour (ils sortent d'une série de concert à Paris), c'était vraiment un moment incroyable qui m'a fait passé par tous les états d'âme. Sans doute le meilleur concert que j'ai vu depuis Cohen à Stravinski l'été passé. Sophie Hunger a largement justifié son statut de "star" de la musique hélvétique. Un bon conseil, si vous avez l'occasion de la voir, ne passer pas à côté ça vaut la peine !


Un petit aperçu de la soirée, toujours tiré de http://blog.cullyjazz.ch que je vous invite toujours à visiter :

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Dimanche 29 mars 2009
Alors que son grand frère montreusien annoncera son programme dans le courant de la semaine, le Cully Jazz Festival a ouvert ses portes vendredi pour une semaine de festivités. Pour ma part, le festival a commencé hier soir avec cette soirée All That Jazz.


La soirée a commencé sur les chapeaux de roue avec le trio suisse Rusconi, dont j'ai raté le début pour cause de quelques petits problèmes de parking. Le trio Piano-Basse-Batterie emmené par le pianiste et compositeur Stefan Rusconi a fait preuve d'une énergie incroyable et très communicative. Des compositions simples mais belles, avec un petit côté E.S.T parfois le tout agrémenté de solos très inspiré. A noté aussi les efforts de communication, en français s'il vous plait (ils sont zurichois sauf erreur), d'ou quelques moments assez comiques. Bref, une très belle découverte sur la scène du chapiteau.



La deuxième partie de soirée accueillait le local de l'étape, Gilles Estoppey originaire de Cully. Accompagné d'un trio ecletique venant des quatres coins de l'Europe : un bassiste portugais, un batteur allemand et un trompetiste lituanien. L'ambiance tranchait complétement avec le concert précédent (tout comme le suivant d'ailleurs) ce qui explique sans doute la timidité du public sur le début du concert. Des compositions plus calmes, plus aériennes, moins accessibles peut être que celles de Rusconi. Néanmoins, j'ai passé un très bon moment avec ce groupe composé de musiciens talentueux. Avec ces deux premiers groupes, on a le plaisir de constater la bonne santé du jazz suisse !



Après ces deux excellents moments, la tête d'affiche de la soirée a pris possession de la scène. Accompagné de la moitié de la section rythmique de son dernier albums Compass (cf un peu plus loin dans le blog), Joshua Redman nous a offert un concert absolument démentiel ! Sautillant, exultant, Redman semble s'arracher à chaque note et son jeu atteint une puissance et une fluidité extraordinaire. Alternant les périodes de folie furieuse et des moments plus calme, le trio a mis sans dessus-dessous le public du chapiteau. A noter les deux excellents musiciens qui accompagnaient le saxophoniste américain, un bassiste génial et un batteur aboslument extraordinaire qui a semblé en trance tout le long du concert, et qui nous a offert quelques solos très impresionnants !

Cette deuxième soirée du festival nous a offert trois purs moments de Jazz, et ça augure du très, très bon pour la suite (pour ma part Sophie Hunger lundi et Eric Truffaz et Avishai Cohen mercredi). Comme quoi le bonheur existe encore en cette période de crise, trois excellents groupes de Jazz, le bord du lac, une bière, si c'est ça le paradis, je signe immédiatement !

Et pour finir un petit aperçu vidéo de la soirée tiré du blog du festival que je vous invite à visiter : http://blog.cullyjazz.ch






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Vendredi 27 mars 2009

Avec cet album, Alain Bashung signait son grand retour, après six ans d'absence. Avec ces précédents albums "L'Imprudence" ou encore "Le Cantique des Cantique", il était resté sur une longue série d'expérimentations musicales et de recherches incessantes de nouveaux horizons, de nouveaux sons, de nouvelles émotions. Sur Bleu Pétrole, il est revenu avec un certaine simplicité et une certaine humilité également, en se décentralisant de la conception de l'album, puisqu'il ne cosigne qu'un ou deux titres. A ses côtés on retrouve Gerard Manset, Arman Mélies, Joseph d'Anvers et Gaetan Roussel de Louise Attack. Entre folk, country et pop-rock, la voix boulversante de Bashung nous dicte les textes magnifiques des différents auteurs de l'album qui prennent une consonnance toute particulière vu les derniers événements.

Bien entendu, l'écoute de cet album à été marquée d'une émotion toute particulière sachant son interprète disparu. Après le décès d'Alain Bashung, on ne peut s'empêcher de penser que son retour à une musique plus simple, le fait de laisser le soin à d'autres de signer les paroles, la musique de son dernier album (avec un D majuscule) étaient un façon de préparer son départ, de partir tranquille, léger.

Après cet album magnifique, à la fois sombre et clair, toujours rempli d'émotions, on ne peut que constater ce que l'on savait déjà, un génie s'en est allé. Si l'homme n'est plus, il est certain que sa musique restera encore longtemps sur les platines et gravée dans les mémoires.

"Madame rêve", "La nuit je mens" ou encore le magnifique "Venus" sur cet album, retentiront encore et Alain Bashung restera à jamais comme l'une des rares personnes ayant influencé des générations de musiciens, et ayant définitivement marqué la Musique de son empreinte.

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Mardi 17 mars 2009


Sous le nom de Soap & Skin, se cache en fait une jeune autrichienne de 18 ans, Anja Plaschg. Malgré son jeune âge, elle a tout d'une grande et possède déjà un univers très particulier. Une voix suprenante et géniale, tantôt hurlante, tantôt murmurante, des "bruits" qui surgissent ça et là, des lignes de piano somptueuses, telle est la recette de ce disque étonnant.

Il est rare qu'un album provoque tant d'émotions dès la première écoute. On est happé dès les premières secondes du premier titre "Sleep" et cette musique nous hante et nous tient tout au long de l'album, emplit de mélancolie ce qui le rend si parlant sans doute. Cela faisait longtemps qu'un album ne m'avait pas fait un tel effet, et ca fait du bien !

Cet album révèle au grand jour le talent de la jeune femme qui nous promet certainement d'autres perles et d'autres grands moments.






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Vendredi 13 mars 2009


Emily Jane White


J'avais parlé il y a quelques temps d'Emily Jane White et de son excellent premier album "Dark Undercoat". L'américaine c'est arrêtée hier soir sur la petite scène de PTR à l'Usine de Genève, avec ses trois musiciens, un guitariste, un batteur et une bassiste / violoncelliste. Sur scène, on retrouve bien sûr cette voix magnifique et cette ambiance particulière qui ont fait le charme de l'album. Et cela aurait déjà pu suffir à passer un excellent moment. Ce que j'ai particulièrement apprécié, c'est sa capacité à varier les ambiances, tantôt douce, tantôt énergique, entre les chansons et parfois même pendant les morceaux, avec certaines versions des titres de l'album, qui dégagent une puissance extraordinaire. Si on devait trouver un tout petit reproche à faire, c'est le peu de communication avec le public, mais on va mettre ça sur le compte de la fatigue puisque c'était la dernière date de leur tournée et ça n'enlève rien à ce superbe concert plein d'émotions des deux  côtés de la barrière.





Evelinn Trouble

Deuxième fois en une semaine que je la vois, et ce concert si n'avait rien à voir avec celui du Romandie il y a une semaine. Après ce concert, je suis définitivement convaincu d'une chose que je savais déjà, Evelinn Trouble est vraiment la révelation de ces derniers mois. Dans cette petite salle du PTR, on a vraiment pu appécier cette voix et cette présence formidables, beaucoup mieux que dans le brouhaha du Romandie. En live, plus que sur l'album, ca envoie du très lourd et on a parfois du mal à penser qu'elle est seule sur scène avec sa guitare et son looper. Mais il y avait également quelques moments plus calmes, plus "émotionnels", également très plaisants. Je le répète, je que m'a frappé c'est cette voix (pour comparaison un mélange de Bjork, Kate Nash et PJ Harvey...) et cette présence qui nous empêche de décrocher et de nous éloigner du concert.



Bref deux purs moment de musique et de bonheur dans un salle très agrèable et intimiste, et avec un public respectueux et silencieux, c'est assez rare pour le souligner. Ca valait largement le voyage !!
Par Thoronalag - Publié dans : Musique - Communauté : webzine musical
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